RONDE DU CANIGOU 2012

Mainmise de Nogent sur Oise à Saint-Estève.

(12-02-2012)

Les Picards terminent les Courses au Soleil en boulet de canon, plaçant neuf des leurs dans le top dix de la Ronde du Canigou. Frustrant pour beaucoup !. Soleil, vent du nord sibérien, et allure rapide dès le départ. Au km 5, vers les confins de l’aéroport, la course décolle avec huit échappés dont Vincent (Haguenau), Albaret (Charvieu Chavagneux) et les Nogentais Daeninck, Defretin, Delalot, Garson, Gratiot, Maurelet. Les hostilités débutent avec déjà vingt secondes de retard pour le peloton. Cette première bordure de Nogent, laisse deviner des souffrances que vont devoir endurer, les moins bien préparés. L’Office débute et radio Soleil diffuse : « km 23, peloton explosé, course composée de six bordures ! ». Avant le sommet du Pas de l’Echelle, un regroupement s’opère, qui fait aussitôt place à de nouvelles offensives. A hauteur de Tautavel ils sont vingt cinq environ qui précèdent l’avant-garde du peloton d’une minute et qui glissent, vers la vallée de l’Agly. Alors que s’annoncent les premières pentes du col de la Bataille, Daeninck, main levée, donne le signal de la seconde bordure. Bien vite sept éléments de Nogent précèdent de quelques longueurs leurs poursuivants. Successivement de l’arrière surgissent les véhicules des directeurs sportifs de Roanne, Villeneuve St Germain, Charvieu, Vaulx en Velin, venus donner leurs consignes. La révolte s’organise quelque peu, mais il faut se rendre à l’évidence : la Messe est dite et bien dite. 40’’ à Pézilla, 1’ au premier passage sur la ligne à Saint-Estève, 2’50’’ à un tour de l’arrivée, la formation de Nogent glisse face au vent et achève l’épreuve à la façon des contre la montre par équipes. De la belle œuvre ! A leur poursuite Joeaar et Caresmel (Villeneuve St Germain), Bernier (Roanne), Maldonado (Martigues), Anderegg (Charvieu), Robert (Haguenau), Grimal (Nîmes) ne s’économisent point et résistent de leur mieux. Romain Delalot franchit la ligne le premier, concrétisant la domination outrancière d’une formation qui accapare le top dix, laissant une toute petite place à Joeaar, vainqueur de l’édition précédente. Honorable 30ème place du Catalan Hugo Drechou.

Texte: Claude Soubielle
Photos: Carles Meléndez / sportimagen ©

Portrait du vainqueur :

Romain Delalot, 20 ans en avril prochain, a pris son plaisir sur la Ronde du Canigou. Certes la victoire d’équipe lui échoit au niveau personnel, mais au-delà, ce qui compte pour le francilien, c’est avant tout la manière que sa formation a mis en pratique. « Malgré le vent, tout comme mes équipiers, j’ai pris du plaisir dans ce succès collectif, même si dans le circuit final, face au vent, tout n’était pas facile ». Romain qui se définit comme rouleur et puncheur fait ses débuts chez les poussins à la Ferté Gaucher, où il poursuit jusqu’en juniors, le temps d’emmagasiner les rudiments du vélo que la famille Maillet lui inculque. Après quoi il rejoint les rangs de Nogent, où en deux saisons il décroche cinq victoires dont Paris-Arras. Comme beaucoup d’autres coureurs, Delalot souhaite accéder au plus vite à la division supérieure. Vivre de sa passion en tant que professionnel, est un rêve qu’il espère réaliser. Mais au cas où… il assure son avenir, poursuivant des études à Marne la Vallée dans le but d’obtenir un D.U.T. en génie civil. « Si le vélo ne marche pas, je passerai dans le BTP » s’empresse-t-il d’ajouter. Une manière comme une autre de ne pas toujours penser vélo !